Et vous, que prenez-vous dans les hôtels? Est-ce voler que de prendre les peignoirs des hôtels?

Certaines personnes aiment emporter beaucoup de « souvenirs » de leur hôtel quand d’autres y oublient leurs affaires.

Un piano à queue, diverses montres anciennes, un cochon en pierre, une cheminée en marbre lourd, ou même un homard vivant : voilà quelques objets incroyables qu’on a vu disparaître d’hôtels comme par enchantement !

Et que penser de ce que les hôteliers y ont trouvé après le départ de leurs hôtes ? Une chèvre morte, un hamster apeuré, une urne funéraire, différentes prothèses, des perruques de toutes couleurs, un perroquet, des perruches, des prothèses de jambes, un œil de verre, des pyjamas, des sous-vêtements féminins et masculins… Une fois, même, un kit de bondage incluant un fouet a été laissé dans un hôtel de Londres par un invité qui aimait la discipline anglaise !

De quoi créer un musée de la bizarrerie !

La plupart du temps, les gens ramènent à la maison un souvenir sans importance avec eux : La panoplie complète des produits d’accueil en est l’exemple le plus courant.

bonnet de douche

Qui n’a jamais mis dans sa valise : une bouteille de shampooing, un kit de couture, un peigne, une brosse à dents, des boîtes d’allumettes, un crayon, un stylo ou un de ces bonnets de bain indescriptibles qu’ils n’utiliseront jamais ?

Ou encore un beau cendrier que vous aviez déjà à la maison ?

Mais vous ne vous sentez pas coupable, jugeant votre kleptomanie modérée.

D’ailleurs, les hôteliers offrent ces produits d’accueil pour que les clients en profitent gratuitement… mais pas tous : non, le sèche-cheveux n’est pas un produit d’accueil, et le peignoir non plus.

Parmi le florilège des objets dérobés, on trouve divers gadgets électroniques et piles des télécommandes, et dans certains hôtels, les plats et les sets de coutellerie complets, portant des monogrammes brillant aux yeux de tous, sont considérés comme des «objets de collection».

Je connais un chirurgien spécialiste qui, en plus d’être agile en salle d’opération, est un artiste pour jongler avec les tasses et les chopes. Sa déjà vaste collection provient d’hôtels, de bars et de restaurants des 5 continents.

Même l’adorable et sinueuse Katy Perry reconnaît avoir commis ce genre de méfaits : « Je prends les oreillers. Je suis comme La princesse au petit pois, j’adore dormir sur du moelleux » a-t-elle déclaré à une occasion.

Nos Arsène Lupin en herbe dévoilent parfois des trésors d’imagination pour voler les vôtres, passant par le remplissage de bouteilles du minibar avec de l’eau ou du thé, échangeant la vieille couette rabougrie de leur maison contre celle toute neuve mise à leur disposition – changeant juste la housse et attestant qu’ils n’ont touché à rien -, s’armant de leur tournevis pour démonter poignées de porte, porte-serviettes, sèche-cheveux, supports de rouleau de papier toilette, lampes, ampoules, chaînes stéréo et autres téléviseurs !

Les tables de chevet s’envolent également avec leur bible de Gédéon, dans lesquelles on peut lire « Tu ne voleras point » (Exode 20:3-17).

Les espaces communs ne sont pas épargnés non plus : selon le quotidien britannique, « The Daily Telegraph », un hôtel de Londres a dépensé une fortune dans ses décorations et motifs floraux, « empruntés » et transformés en cadeaux d’anniversaire ou de fortune par des maris décomplexés.

Alors, où se situe la limite entre le souvenir et le vol ?

La serviette, cet obscur objet du désir (bien que presque toujours blanches), marque la frontière entre le tolérable et le larcin.

Des centaines de milliers d’articles disparaissent chaque année, dans les hôtels à travers le monde, représentant un coût énorme pour les grandes chaînes, et plus encore au vu de la flambée des prix du linge de maison.

Mais les hôteliers aussi font preuve d’imagination quant à la lutte contre ces disparitions !

Quelle surprise pour le client indélicat se présentant à la réception pour son départ, quand on lui annonce la liste de ses consommations au minibar… électronique, celui-ci, qui aura enregistré les mouvements de stock pour les rajouter automatiquement à la facture. Ou pour d’autres, en passant les portes de l’hôtel et en entendant l’alarme stridente d’un supermarché se déclencher, ayant détecté de micro-puces placées dans les serviettes, les draps et les peignoirs. Pour le coup, ils se sont retrouvés dans de beaux draps lorsque le personnel de l’hôtel leur a demander d’ouvrir leurs valises au vu de tous !

Dans un hôtel de Tokyo on peut lire : « Chers hôtes, nous vous remercions de ne pas voler les serviettes. Si ce n’est pas votre habitude, merci de ne pas tenir compte de cette note. »

D’autres affichent subtilement : « Si vous aimez nos peignoirs, vous pouvez en acheter un neuf à la réception pour 50 euros. Si vous préférez prendre celui que vous avez utilisé, nous le chargerons sur votre compte. »

Certains vont jusqu’à broder leur serviette d’un cinglant « volé à la courtoisie de l’hôtel X » et imprimer le même message sur leurs cendriers.

Mais des hôtels ont jeté l’éponge… la serviette éponge… face à l’ampleur des vols : la chaîne américaine Holiday Inn a ainsi déclaré la journée de l’amnistie des serviettes, en 2008, devant le demi million d’exemplaires volés annuellement !

D’autres enfin ont choisi la diplomatie, créant un catalogue de leur mobilier et autre linge de maison à l’attention des clients désirant les leur acheter. On peut ainsi s’offrir, moyennant rémunération, les plus belles pièces et accessoires d’un Ritz-Carlton, d’un Waldorf Astoria ou d’un Westin…

Et vous, que prenez-vous dans les hôtels?

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