Refuge de montagne : La quête du Paradis Perdu…un royaume bien gardé.

coucher de soleil sur la montage

LA RANDONNEE EN MONTAGNE

La randonnée en montagne est une activité de plus en plus pratiquée : chaque année, le nombre de licenciés de la FFRandonnée progresse de 2,5%, atteignant à ce jour 242.500 inscrits. Celle-ci fête d’ailleurs cette année 2017 les 70 ans du GR (Sentier de Grande Randonnée), avec 141.200 kilomètres de sentiers répertoriés dans sa base de données.

Bien sûr, tous ces chemins ne sont pas en montagne : Le GR 1, par exemple, fait le tour de Paris.

Mais très vite le randonneur ajoute de la difficulté à sa marche et veut découvrir les paysages les plus extraordinaires et inaccessibles, le plus souvent en montagne, comme :
– Le GR 7 du Ballon d’Alsace à Andorre.
– Le GR 9 de Saint Amour (Jura) à Port Grimaud (Var)
– Le GR10 la Grande Traversée des Pyrénées
– Le mythique GR20 (Corse)
– et beaucoup d’autres !

On retrouve sur ces GR de nombreux citadins. La génération Les Bronzés Font Du Ski a transformé leur fameux « planté de bâton » en une technique du bâton de marche nordique.

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Le tourisme de montagne – traditionnellement d’hiver – s’est, lui aussi, converti à ce nouveau type de vacances : la montagne d’été.

De ce fait le refuge (au début simple cabane de berger) est maintenant un hôtel à part entière même s’il comporte des particularités qui lui sont propres : Car dans un refuge, le roi n’est pas le « patron » (qui n’est qu’un gardien) ni le « client » (qui n’est qu’un usager), mais l’Espace Naturel.

La plupart des refuges français de montagnes sont gérés par la Fédération Française des Clubs de Haute Montagne (FFCAM). Cette fédération gère 127 refuges et chalets dans tous les massifs français (Alpes, Pyrénées, Massif Central, Vosges, Jura etc.…)  Ainsi qu’au Maroc. Ce qui représente 6.495 lits et 280.000 nuitées (chiffre de 2017).

Oui, vous avez bien lu : 280.000 nuitées par an !

Quant au Club Alpin Suisse (CAS) il gère 152 cabanes (soit plus qu’en France) et comporte 150.000 membres (chiffre de 2016).

Georges Elzière, président de la FFCAM, déclare dans le Guide des Refuges et Chalets de Montagne que la fédération s’investit à ouvrir et à reconstruire des refuges destinés à « des publics nouveaux pour leur permettre de découvrir la montagne ».

Ces gîtes, plus grands et plus confortables qu’auparavant, apportent des services nouveaux.

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On est bien loin de l’époque des Bronzés découvrant un refuge de Haute de Montagne, qui n’est désormais plus qu’une image d’Epinal.

Les refuges, chalets ont en effet bien évolué depuis : chaque année la FFCAM investit 5 millions d’Euros dans des développements importants. Elle a déjà dépensé plus de 25 millions en améliorations depuis l’an 2000, début de la transformation des refuges. Les pouvoirs publics (Etat, collectivité territoriale, l’Europe, les Chèques Vacances) financent également une grande partie de ces infrastructures. Cela marque bien la volonté publique d’ouvrir à un plus grand nombre ces structures. Moins sportif, plus familial…

Le refuge du Gouter

Le refuge du Goûter

Le financement des cabanes par contre est plus problématique en Suisse d’après le Club Alpin Suisse.

LES GARDIENS DE REFUGE

Les refuges de montagne actuels cachent souvent deux facettes : comportant un service hôtelier l’été, alors gérés par des gardiens de refuge (ou de cabane, en Suisse), et retrouvant leur simple rôle de refuge, au sens premier du terme, l’hiver.

Leurs gardiens, la plupart du temps saisonniers (peu de refuges ont un gardien toute l’année), sont sous contrat d’intérêt commun avec la FFCAM. Ils sont les hommes (et femmes) clefs de ces « nids douillets ».

Une vraie vocation, quand on sait que leur activité est le plus souvent déficitaire : les frais de séjour ne leur sont effectivement reversés que pour partie, l’autre part participant aux frais de fonctionnement et de développement des lieux et de la fédération.

Eloigné des centres urbains – par définition – ils ont une vie familiale des plus difficile.

Seul l’amour de la montagne et du service à autrui les poussent à continuer : Pourtant la quasi intégralité (95%) s’accroche à cette vie, seuls environ 10 gardiens par an doivent être remplacés (une paille comparée au turn-over dans l’hôtellerie traditionnelle).

Cet isolement et ce type de vie ci particulier les ont poussés à se regrouper en syndicat en France (SNGRGE) et en association en Suisse (cabane-suisse.ch). Cette dernière les définie bien : « Un peuple bigarré, d’idéalistes et d’individualistes ».

Leur rôle est vaste :

  • Service hôtelier à proprement parler,
  • Plomberie,
  • Cuisine,
  • Menuiserie,
  • Électricité,
  • Difficile portage des marchandises,
  • et surtout accueil et conseil et expertise : car quand on parle de montagne et de météorologie, il est question d’expérience et de connaissance, sécurité oblige !

 

Aussi, ce sont de nos jours des professionnels certifiés par un diplôme qui sanctionne des études universitaires de 600 heures. Il y est entre autres questions de comptabilité et de marketing, mais aussi d’accueil, de restauration et surtout de connaissances du milieu montagnard (secours, météo, reliefs).

LES USAGERS

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De leur côté, les nouveaux pensionnaires, souvent citadins et peu expérimentés, doivent être éduqués aux règles de vie de ces lieux où l’abondance n’est plus une évidence.

 

 

 

  1. Ils doivent tout d’abord prévenir de leur arrivée et réserver leur chambre : le refuge a vocation à donner un toit mais ce n’est pas – ce n’est plus – une œuvre caritative.
  2. Le client doit également s’enregistrer auprès du gardien, ce qui permet de suivre les randonneurs. En fonction du parcours prévu, le gardien va communiquer avec ceux des refuges suivants et précédents pour s’assurer que tout le monde est arrivé à bon port. Il informera également l’utilisateur des règles propres au gîte.
  3. Dans de nombreux refuges, les chaussures et les sacs sont stockés dans une pièce consacrée. Cela pour plusieurs raisons :

– la propreté de l’espace commun (n’oublions pas que le gardien est souvent seul à nettoyer le chalet).

– éviter que des nuisibles – comme les puces de lit dont nous avons déjà parlé dans un article consacré au chemin de Compostelle – ne soient introduits dans les chambres.

  1. Les horaires doivent être respectés : dîner, petit déjeuner, commande de pique-nique la veille pour le lendemain, ménage…
  2. Les nouveaux « montagnards » doivent respecter les anciens et vice-versa. Ces derniers peuvent être des alpinistes, trekkeurs ou trailers qui souhaitent dormir tôt pour se lever aux aurores le lendemain. Le silence est donc de mise dès l’extinction des feux. De même les matinaux doivent respecter les lève-tard.
  3. L’utilisation des toilettes est également un sujet très important. L’élimination des eaux usées (quand le refuge a de l’eau) est le principal problème des gîtes qui doivent préserver au maximum l’environnement de haute montagne. De plus en plus de refuges utilisent d’ailleurs des toilettes sèches pour limiter l’utilisation d’eau, denrée indispensable.la cabane de toilette seche

Enfin les déchets sont souvent évacués par hélicoptère, ce qui implique un coût très important.

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7. Mais le moment le plus important évidemment est la rencontre avec les autres autour d’un plat chaud, fort moment de convivialité et d’expériences partagées entre les anciens, les nouveaux, les accros ou les novices. Le monde de la montagne s’agrandi chaque année !

DES PRODUITS ADAPTÉS

Caractère Paris et Caractère Swiss fournissent des draps à usage unique ou multitple depuis des années les refuges et cabanes en France et en Suisse.

Nos produits sont très appréciés car ils sont économiques, légers et peu encombrants.
Ils répondent aux exigences d’hygiène, protégeant la literie contre l’installation de nuisibles.

Les gardiens de refuge, toujours ingénieux, nous font régulièrement part de leur expérience et de leur satisfaction. Ainsi, ils les réutilisent parfois comme protection contre les premiers gels ou comme feutre géotextile.

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Vous trouverez entre autres :

En cas de besoin particulier, n’hésitez pas à nous contacter pour trouver ensemble des solutions : nous pouvons développer le produit qu’il vous faut !

 

 

 

La montagne fait de nouveaux adeptes tous les jours. Plus de 2 millions de personnes ont visités les massifs français en 2016 et 1 Suisse sur 10 fait partie du Club Alpin Suisse. Les gardiens ne sont pas seulement des hôtes pour des touristes en randonnées. Ils sont les protecteurs d’une tradition et d’un environnement que notre civilisation essaye de retrouver.

 

 

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