Courchevel l’origine du ski français

Nous avons vu dans un article précédent la naissance ancienne du tourisme Savoyard (1774).

Il s’est développé d’abord grâce aux thermes et aux sources d’eau et par la suite à la découverte de merveilles telles que la mer de glace du Mont Blanc et par les joies de la découverte du grand air.

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Avant la deuxième guerre mondiale (1939) de nouvelles activités d’hiver se sont développées grâce à l’avancé du train et de la voiture. La principale activité est le ski de piste.

Mais il ne suffit pas de neige et de pente pour pouvoir dévaler. Il faut  également remonter ces vallées.

La remonté des pentes va d’abord se développer grâce aux téléphériques et aux trains de montagne à partir de village comme Chamonix et Megève (1921).

Des systèmes de remontées mécaniques sont alors créés et les premières vraies stations de sport d’hiver ouvrent dans les anciennes stations d’été.

Des villages de « basse altitude » (900 à 1.200 m) participent à ce développement pionnier:

Le revard
Morzine
Valloire
Val d’Isère
Pralognon-la-vanoise
Saint Bon
Peisey-Nachoix
Bozel
Enfin Méribel (juste avant la deuxième guerre mondiale).

Ces stations seront nommées plus tard stations de première génération.
Traditionnellement d’été (centres de cures thermales, et villages de villégiature) elles sont devenues des stations de sports d’hiver en laissant leurs hôtels ouvrir l’hiver et en ajoutant des pistes couplées à des remontées mécaniques.

Leur problème est l’enneigement qui peut manquer en hiver du fait de la faible altitude de ces villages (900 à 1200 m).

L’après-guerre voit l’émergence de stations de seconde génération. Et avant tout celle de Courchevel.

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Déjà connue avant-guerre cette station n’a à vrai dire aucune existence physique.
Voilà comment  le Ski-touring (organe du Groupe des skieurs du Touring-club de France) décrit Courchevel sur Saint-Bon en 1937 :

Courchevel-sur-Saint-Bon. Courchevel ? Une cabane en bois et, un peu plus haut, une vieille petite masure servant à abriter les animaux malades. M. Schitz, un Parisien qui fut un des pionniers du ski en France acheta la cabane et, il y a quatre ans, M. Gassier, autre skieur parisien vint l’y rejoindre. Enthousiastes, ils ne révélèrent pas leur mystérieuse retraite mais M. Boccard en conclut que si deux Parisiens tenaient autant à ce coin d’autres seraient vite tentés. Il ouvrit un petit hôtel qui abrita l’an dernier le groupe d’étudiants du T.C.F. Sous l’afflux de demandes un ingénieur E.C.P., Labussière, quitta la Société où il avait un bel avenir pour faire construire deux amusants chalets qui furent pris d’assaut. Cette année deux hôteliers ont fait construire. Et voilà un centre où aucune route ne parvient qui abritera peut-être, à Noël, deux cents personnes ! Attrait du paysage magnifique et des belles excursions, voilà comment naît un centre. (source BNF Gallica).

En 1948 la Savoie démarra Courchevel et cela marque un tournant dans la conception d’une station puisqu’une direction d’ensemble fut donnée à l’opération.

Montrant à cette époque un sens précurseur du rôle qu’auront à jouer de plus en plus les collectivités locales dans l’aménagement du territoire, le Conseil Général de la Savoie décida de prendre en main la création de Courchevel, et de la diriger lui-même en régie sans le recours au système traditionnel de la concession.

Le département construisit et exploita les remontées mécaniques et en même temps créa un lotissement. Pour la première fois, le plan de ce lotissement ne se contenta pas d’assurer la seule circulation des voitures et piétons mais prenant en compte la spécificité d’une station de sports d’hiver, il essaya partiellement d’intégrer la circulation des skieurs, de façon que la majorité des résidences soit accessible à skis.

Un urbaniste, Laurent Chappis, fut choisi par le département et étudia le lotissement, non seulement en plan, mais aussi en volume et élévation, et contrôla tous les projets présentés par les acquéreurs, assurant ainsi une bonne homogénéité dans leur forme et aspect.

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Cette deuxième génération de stations nouvelles est caractérisée par l’étalement d’une suite parfois un peu décousue de petits immeubles bien individualisés, alignés le long d’un réseau routier étiré en serpentin sur plusieurs kilomètres. Une telle extension en longueur et dénivelé ne facilite pas la création d’un centre vivant et ramassé et elle oblige, pour de nombreux déplacements, à utiliser la voiture.

D’autres stations furent alors créées à cette époque sur ce plan :

Méribel (les Trois Vallées)
Chamrousse (Isère)
Les Deux Alpes

Le succès immédiat de ces stations va pousser les pouvoirs publics à développer de nouveaux types de stations (dites de 3ème génération) et le fameux Plan Neige. Nous verrons dans un autre article cette troisième génération de station.

 

 

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Savoie et tourisme: une raison d’être

La Savoie Mont Blanc , nom donné pour représenter les deux Savoie (Savoie et Haute Savoie) est une des principales régions touristiques de France.

BlasonduchefrSavoieSelon l’Observatoire de la Savoie le tourisme mobilise, en 2016, 18% de l’emploi de la région et 19% de son PIB.

Ce sont 65,8 millions de nuitées en 2015 en Savoie Mont Blanc (juste derrière le Var avec 66,1 millions). Les deux départements se comparent à un seul car leurs populations y sont comparables.

Ce tourisme est majoritairement concentré dans la Vallée de la Tarentaise (19.736.700 nuitées et 30% du total), suivie du Pays du Mont Blanc (12.194.200 nuitées et 18% du total).

Elle attire de nombreux clients étrangers (31% des nuitées) et parmi eux de nombreux anglais (en hiver) et des néerlandais (en été). De nouveaux clients étrangers tels que les russes et les chinois sont également nombreux à découvrir cette magnifique région.

Mais comment s’est bâtie cette industrie de l’or blanc?

D’autres départements tels que l’Isère ou ceux des Pyrénées partaient pourtant avec des avantages plus importants : transports plus aisés, population locale plus nombreuse.

Pourtant cette région alpine, à l’origine dépeuplée et difficile d’accès, est devenue la première région du tourisme montagnard en France, et deuxième mondiale.

Des explications sur l’attrait touristique de la Savoie sont données par des chercheurs universitaires tels que Jean Miège (1912-2002).

Nous reproduisons ici une partie de ses écrits tirés de La vie touristique en Savoie. Dans : Revue de géographie alpine, tome 21, n°4, 1933. pp. 749-817.

Ce texte de 1933 donne une explication basée sur le désenclavement de la région et de son intérêt touristique pur.

[…]Au Moyen-Age, on se pressait vers les centres de pèlerinage et les lettrés s’intéressaient aux richesses artistiques.

La Savoie n’avait rien de tout cela ; Aussi ne faisait-on que la traverser pour aller visiter Rome et l’Italie.

 Un jour, on daigna s’intéresser aux eaux ; les médecins et les savants leur découvrirent des propriétés variées, une efficacité surprenante. On s’avisa d’utiliser à nouveau les eaux d’Aix, celles d’Evian, et ainsi s’ouvrit, modeste, l’ère touristique de la Savoie.

 Au XVIe et au XVIIe siècles, ce sont les eaux qui ont fait la réputation de la Savoie et ont été, aux yeux des contemporains son seul mérite.

 

 C’est donc l’attraction la plus ancienne, celle qui a exercé l’action la plus constante et peut-être la plus forte. L’étranger s’est arrêté longtemps à la lisière des Alpes, à Aix et à Evian.

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Et ce n’est qu’au début du XIXe qu’il s’est mis à fréquenter Saint-Gervais et Brides, plus tard encore Challes.

 

De nos jours (Ndr 1933), ces stations thermales forment un faisceau d’attractions des plus solides, d’autant qu’elles sont heureusement réparties à travers la Savoie :

à la porte des Alpes règnent Aix au Sud et Evian au Nord, Challes dans une cluse préalpine, Saint-Gervais au fond du sillon alpin et Brides dans le corridor de Tarentaise.

 

Ainsi des noyaux touristiques de première grandeur se sont trouvés semés un peu partout.

 Mais dès 1741, une deuxième attraction aussi puissante surgit : c’est l’ensemble, unique en Europe, des glaciers de Chamonix et des sommets du massif du Mont-Blanc.

 

Car le résultat de la « découverte » de cette rareté par les Anglais Windham et Pococke fut de provoquer un appel sans cesse croissant d’étrangers vers une des parties les plus reculées et les plus montagneuses de la Savoie.

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A vrai dire, tout d’abord on ne s’intéressa pas aux montagnes, mais aux « glacières de Chamonix », et, surtout après l’exploit de Balmat au fameux Mont-Blanc [Ndr, premier à l’avoir gravi en 1786].

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 A l’époque, cette attraction nouvelle joua un rôle de tout premier ordre : de suite, elle fît connaître la Savoie à tous les pays d’Europe, tandis que si les stations thermales étaient plus fréquentées, leur clientèle n’était pas encore cosmopolite.

Depuis, le Mont-Blanc n’a cessé d’être l’objet de la curiosité universelle et d’attirer des visiteurs de partout.

 aix les bainsLes lacs, eux, ont été appréciés depuis toujours, mais n’ont été l’objet d’une exploitation véritable qu’après 1830 et plus tard encore : au lieu de se contenter de les visiter, il fut de mode de venir villégiaturer sur leurs rives.

 

 

 

Dans ce domaine, la Savoie avait l’avantage, car chez elle sont les lacs les plus beaux et les plus grands de France. [Lac Leman, Lac D’Annecy, Lac du Bourget]

 

[…]

La cure d’air en montagne, pratiquée depuis longtemps en Suisse, ne fut l’objet d’exploitation en Savoie que vers la fin du XIXe siècle.

 Cette attraction de l’altitude a été singulièrement renforcée au début du XXe siècle et surtout depuis une dizaine d’années [Ndr 1920] par la pratique des sports d’hiver. Pour les gens à la recherche des sensations inédites que procurent ces sports, la Savoie réservait de magnifiques champs de neige.
[…]
Toutes ces attractions qui se pressent dans un espace restreint se sont prêtées main-forte les unes aux autres.

La cure thermale s’est fait escorter d’une cure d’altitude, et les villes d’eaux ont fourni une partie de leur clientèle aux stations de montagne pour une post-cure.

Nombre d’étrangers inscrivent Aix, Evian, Annecy et Chamonix au programme de leur saison.

 

 1778 fut la première année où l’on put arriver en voiture à Chamonix.

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C’est alors que se multiplièrent les visiteurs, et la première auberge du Prieuré, l’Hôtel de Londres, créé par Mme Tairraz à la suite du voyage de Windham, se vit renforcer de deux autres.

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 L’affluence, de quelque 150 à 200 personnes dans les premières années, serait passée, en 1783, à plus de 1.500 personnes dans les trois auberges de Chamonix ; Soit une cadence de 30 personnes par jour pendant les deux grands mois d’été. Les Anglais sont en majorité, mais des Français, Suisses, Allemands et Polonais sont aussi inscrits.

 Mais la durée du trajet est long et malgré les quelques améliorations de la voirie et de la traction (voiture de 20 chevaux), il faut 10 heures depuis Genève pour arriver à Chamonix.

En 1870 une belle voie touristique est créée par les soins de Napoléon III : Chamonix entre en possession d’une grande artère à l’instar du Mont-Genis, doté depuis soixante ans, par les soins de Napoléon Ier, de sa grande route impériale.

 Après 1870, le trajet est fait en moins de 8 heures, y compris l’arrêt à Sallanches ou au Fayet pour déjeuner.

 Ainsi une route digne d’une circulation intense donne de l’air à la vallée, évite un transbordement fastidieux et facilite singulièrement l’approvisionnement des hôtels du Prieuré.

 Mais si la route permet un parcours plus aisé, voire même plus rapide, elle n’eut pas, semble-t-il, pour l’instant une grande influence sur la fréquentation de Chamonix.

En effet, de 1862 à 1865, le chiffre des visiteurs s’accroît de 3.000, tandis qu’en 1877, donc sept ans après l’ouverture de la route, le total des touristes n’est supérieur à celui de 1865 que de 1.000 à 1.200 unités.

 Un autre facteur de développement a donc dû jouer à une date antérieure.

 Il faut, en effet, attribuer alors le grand rôle dans l’accroissement de la vie touristique aux voies ferrées. L’installation des chemins de fer n’intéresse pas les seuls grands centres, mais la Savoie tout entière.

 Dès 1893, au 1er juin, la Tarentaise s’ouvre à la voie ferrée qui remplace les diligences jusqu’à Moûtiers. Deux ans plus tard, devant l’affluence des baigneurs, Brides et Salins sont dotés d’un outillage moderne : les grands hôtels, les établissements et, à Brides, le casino sont aménagés simultanément. Pralognan doit en ressentir du bien-être, puisque l’ère de la construction de ses hôtels date précisément de 1896. En 1913, la voie ferrée va faire lever quelques hôtels à Bourg-Saint-Maurice.

Au 3 juin 1901, Annecy est réuni à Albertville.

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La ligne du Fayet à Chamonix est inaugurée au 25 juillet 1901, et du coup, la station gagne plusieurs milliers de visiteurs.

 Un autre résultat est de débloquer Chamonix en hiver et de lui permettre dès lors d’exploiter ses hôtels pendant deux saisons en profitant de l’enthousiasme naissant pour les sports d’hiver.

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 De plus, la montagne elle-même a été dotée de voies touristiques pour exploiter les sites les plus célèbres : le chemin de fer du Salève est en fonction depuis 1882, celui du Revard est installé dix ans plus tard.

Au 9 août 1908 on inaugure le chemin de fer de Montenvers; la crémaillère du col de Voza, construite en 1909, pousse jusqu’à 2372 mètres en 1912. Depuis la [la première] guerre se sont  montés 3 téléphériques : celui de l’Aiguille du Midi, installé depuis 1927, monte à 2406 mètres ; le Brévent est exploité par le téléférique de Plan-Praz depuis 1928 ; enfin, en 1932, est entré en exercice le téléphérique du Salève.

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 Cependant les chemins de fer seuls sont loin de justifier le développement des stations d’altitude. Il faut envisager, en effet, le rôle de plus en plus considérable des transports automobiles.

 L’usage des bicyclettes et des automobiles est de plus en plus fréquent.

Vers 1900, les 3 hôtels de Megève servent de halte chaque jour pendant la belle saison à des groupes de 15 à 20 cyclistes pédalant vers Chamonix.

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 A partir des année 1920-1930, […] les stations de montagne profitent des nouveaux moyens de locomotion pour prendre leur essor, événement tout contemporain.

Si l’on se reporte, en effet, à une carte indiquant la distance des communes à la voie ferrée, on constate que les centres touristiques [des années 30] sont loin des lignes de chemin de fer : dans les Préalpes, Abondance est à 24 km de la gare d’Evian, Morzine à 23 km de la voie étroite de Taninges et à 37 km de Thonon ; en Genevois, Thônes à 20 km d’Annecy et La Clusaz à 32 km ; le Châtelard en Bauges est à 21 km de Saint-Pierre d’Albigny.

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Le Sillon alpin ne devient touristique que lorsqu’il est loin de la voie ferrée : La Giettaz est à 21 km d’Ugine, Flumet à 13 km ; Megève est à 12 km de Sallanches et Combloux à 7 km.

Dans les massifs centraux, Les Contamines sont à 13 km du Payet et Beaufort à 10 km d’Albertville.

Le cas de la zone intra-alpine est pire encore. C’est ici une règle : la vallée occupée par la voie ferrée est presque vide de centres touristiques : Pralognan, à 27 km de Moûtiers, ne tire aucun profit de l’autobus électrique remplaçant le tramway, qui s’arrête d’ailleurs au Villard-de-Bozel ; Nancroix est à 11 km de la gare de Landry; Val-d’Isère à 32 km de Bourg-Saint-Maurice.

Même phénomène en Maurienne : Valloire est à plus de 16 km de Saint-Michel de-Maurienne ; Bonneval-sur-Arc perche à 13 km de l’autobus de Lanslebourg et à 42 km de Modane ; Lanslebourg lui-même est à 23 km de Modane.

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La crise économique des années 1930, la seconde guerre mondiale et surtout l’émergence d’une classe moyenne vont profondément bouleverser ces vallées.

Elles ont reçu pendant des siècles l’élite internationale qui venait dans cette région en villégiature, souvent pour plusieurs semaines voire pour des mois. Les thermes, les lacs vont laisser la place aux sports d’hivers et principalement au ski alpin.

Ce développement sera l’objet d’une deuxième partie sur le tourisme en Savoie, avec les stations de deuxième génération et en tout premier lieu, celle de Courchevel.

 

Hôteliers, vous vous voyez comment, vous, en 2030 ?

Cette question a de quoi surprendre… mais on vous l’a peut-être posée au moins lors de votre entretien d’embauche. Et vos chambres, alors ? Comment seront-elles ?

AccorHotel Benelux a voyagé dans le temps, en nous immergeant dans une chambre type de chaque décade du siècle dernier… pour finir par nous offrir sa vision de la chambre de 2030.

Patrick Kooiman, rédacteur dans le magazine d’architecture d’intérieur interiorator.com, nous invite à traverser le temps dans une chambre d’hôtel, jusqu’à découvrir ce qu’elle pourrait être dans une dizaine d’années.

Premier constat : il y a toujours un lit, des draps et de l’éclairage !

Le reste ? Il est apparu au fil des innovations et de l’évolution des modes de vie.

Petit décryptage :

Le lit

Nous restons sur notre faim avec un lit quasiment sans évolution hormis son look.

On aurait pourtant aimé voir les nombreuses améliorations qu’il a connues depuis 1900. Des détails cachés, dirons-nous :

  • le matelas avant tout : en mousse, à ressorts, en matériaux évolutifs à mémoire de forme, etc. L’histoire ne remonte pas assez loin pour pouvoir parler de paillasses !
  • le sommier aussi : de la simple planche aux lattes, en passant par les ressorts.
  • les alèses, d’abord plastifiées et bruyantes, remplacées par des non-tissés respirants et jetables garantissant une hygiène parfaite.
  • les sous-taies qui ont connu la même évolution,
  • les sur-matelas, utilisés en premier dans les hôtels haut de gamme, puis dont l’utilisation s’est démocratisée jusque dans les IBIS.

Mais certains détails qui auraient pu être visibles également, comme les matelas inclinables par exemple.

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Il semble qu’il reste encore beaucoup à faire pour améliorer l’expérience client dans LE meuble qui reste le plus important d’une chambre d’hôtel.

Les draps

En ce qui concerne les draps de nombreuses innovations dans les tissus nous permettront d’obtenir des tonnes d’informations sur notre état de santé, d’améliorer notre sommeil.

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On pourrait faire les lits plus rapidement, pour ne plus avoir, par exemple, de problèmes de draps froissés ou de tâches sur les protège-matelas.

Caractère Paris travaille de façon continue à améliorer les tissus avec des innovations telles que les draps et les taies d’oreillers en Vylex.

L’éclairage

Les lampes à pétrole, autrefois parfois difficiles à garder allumées, ont été remplacées par les ampoules et autres LEDs, couplées de systèmes de contrôle dernier cri. On peut ainsi les allumer d’un simple claquement de main ou depuis son téléphone portable, et même en faire varier l’intensité à volonté.

Un certain Belmondo avait déjà imaginé ce système dans les années 70, d’ailleurs.

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Le téléphone et la télévision

Le téléphone, déjà présent dans la première chambre, et la télévision, qui n’y entre qu’en 1950, vont connaître de nombreuses transformations. Omniprésents de nos jours, ils disparaissent dans la chambre du futur pour n’être plus qu’un seul et même dispositif : un écran interactif couvrant l’ensemble des murs. Les images remplacent les miroirs et la réalité augmentée vous permet d’accéder à une multitude de services !

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Et la machine à café ? Si vous la trouvez dites-le nous, elle a disparu en 2030.

Le premier service à café apparaît sur la table de 1950 et connaît une évolution jusqu’à nos jours.

 

On a cherché, mais à part un robinet à côté de deux tasses, on n’a rien vu… Comment Patrick Kooiman a-t-il imaginé la chose ? Mystère. Si vous avez une explication, nous sommes preneurs !

Cette vision d’architecte est belle et intéressante mais comment va évoluer l’hôtel et son personnel ?

Vous qui y travaillez, dites-nous comment vous voyez votre rôle dans l’hôtel de demain. Laissez-nous vos commentaires, nous en sommes friands.

Refuge de montagne : La quête du Paradis Perdu…un royaume bien gardé.

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LA RANDONNEE EN MONTAGNE

La randonnée en montagne est une activité de plus en plus pratiquée : chaque année, le nombre de licenciés de la FFRandonnée progresse de 2,5%, atteignant à ce jour 242.500 inscrits. Celle-ci fête d’ailleurs cette année 2017 les 70 ans du GR (Sentier de Grande Randonnée), avec 141.200 kilomètres de sentiers répertoriés dans sa base de données.

Bien sûr, tous ces chemins ne sont pas en montagne : Le GR 1, par exemple, fait le tour de Paris.

Mais très vite le randonneur ajoute de la difficulté à sa marche et veut découvrir les paysages les plus extraordinaires et inaccessibles, le plus souvent en montagne, comme :
– Le GR 7 du Ballon d’Alsace à Andorre.
– Le GR 9 de Saint Amour (Jura) à Port Grimaud (Var)
– Le GR10 la Grande Traversée des Pyrénées
– Le mythique GR20 (Corse)
– et beaucoup d’autres !

On retrouve sur ces GR de nombreux citadins. La génération Les Bronzés Font Du Ski a transformé leur fameux « planté de bâton » en une technique du bâton de marche nordique.

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Le tourisme de montagne – traditionnellement d’hiver – s’est, lui aussi, converti à ce nouveau type de vacances : la montagne d’été.

De ce fait le refuge (au début simple cabane de berger) est maintenant un hôtel à part entière même s’il comporte des particularités qui lui sont propres : Car dans un refuge, le roi n’est pas le « patron » (qui n’est qu’un gardien) ni le « client » (qui n’est qu’un usager), mais l’Espace Naturel.

La plupart des refuges français de montagnes sont gérés par la Fédération Française des Clubs de Haute Montagne (FFCAM). Cette fédération gère 127 refuges et chalets dans tous les massifs français (Alpes, Pyrénées, Massif Central, Vosges, Jura etc.…)  Ainsi qu’au Maroc. Ce qui représente 6.495 lits et 280.000 nuitées (chiffre de 2017).

Oui, vous avez bien lu : 280.000 nuitées par an !

Quant au Club Alpin Suisse (CAS) il gère 152 cabanes (soit plus qu’en France) et comporte 150.000 membres (chiffre de 2016).

Georges Elzière, président de la FFCAM, déclare dans le Guide des Refuges et Chalets de Montagne que la fédération s’investit à ouvrir et à reconstruire des refuges destinés à « des publics nouveaux pour leur permettre de découvrir la montagne ».

Ces gîtes, plus grands et plus confortables qu’auparavant, apportent des services nouveaux.

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On est bien loin de l’époque des Bronzés découvrant un refuge de Haute de Montagne, qui n’est désormais plus qu’une image d’Epinal.

Les refuges, chalets ont en effet bien évolué depuis : chaque année la FFCAM investit 5 millions d’Euros dans des développements importants. Elle a déjà dépensé plus de 25 millions en améliorations depuis l’an 2000, début de la transformation des refuges. Les pouvoirs publics (Etat, collectivité territoriale, l’Europe, les Chèques Vacances) financent également une grande partie de ces infrastructures. Cela marque bien la volonté publique d’ouvrir à un plus grand nombre ces structures. Moins sportif, plus familial…

Le refuge du Gouter

Le refuge du Goûter

Le financement des cabanes par contre est plus problématique en Suisse d’après le Club Alpin Suisse.

LES GARDIENS DE REFUGE

Les refuges de montagne actuels cachent souvent deux facettes : comportant un service hôtelier l’été, alors gérés par des gardiens de refuge (ou de cabane, en Suisse), et retrouvant leur simple rôle de refuge, au sens premier du terme, l’hiver.

Leurs gardiens, la plupart du temps saisonniers (peu de refuges ont un gardien toute l’année), sont sous contrat d’intérêt commun avec la FFCAM. Ils sont les hommes (et femmes) clefs de ces « nids douillets ».

Une vraie vocation, quand on sait que leur activité est le plus souvent déficitaire : les frais de séjour ne leur sont effectivement reversés que pour partie, l’autre part participant aux frais de fonctionnement et de développement des lieux et de la fédération.

Eloigné des centres urbains – par définition – ils ont une vie familiale des plus difficile.

Seul l’amour de la montagne et du service à autrui les poussent à continuer : Pourtant la quasi intégralité (95%) s’accroche à cette vie, seuls environ 10 gardiens par an doivent être remplacés (une paille comparée au turn-over dans l’hôtellerie traditionnelle).

Cet isolement et ce type de vie ci particulier les ont poussés à se regrouper en syndicat en France (SNGRGE) et en association en Suisse (cabane-suisse.ch). Cette dernière les définie bien : « Un peuple bigarré, d’idéalistes et d’individualistes ».

Leur rôle est vaste :

  • Service hôtelier à proprement parler,
  • Plomberie,
  • Cuisine,
  • Menuiserie,
  • Électricité,
  • Difficile portage des marchandises,
  • et surtout accueil et conseil et expertise : car quand on parle de montagne et de météorologie, il est question d’expérience et de connaissance, sécurité oblige !

 

Aussi, ce sont de nos jours des professionnels certifiés par un diplôme qui sanctionne des études universitaires de 600 heures. Il y est entre autres questions de comptabilité et de marketing, mais aussi d’accueil, de restauration et surtout de connaissances du milieu montagnard (secours, météo, reliefs).

LES USAGERS

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De leur côté, les nouveaux pensionnaires, souvent citadins et peu expérimentés, doivent être éduqués aux règles de vie de ces lieux où l’abondance n’est plus une évidence.

 

 

 

  1. Ils doivent tout d’abord prévenir de leur arrivée et réserver leur chambre : le refuge a vocation à donner un toit mais ce n’est pas – ce n’est plus – une œuvre caritative.
  2. Le client doit également s’enregistrer auprès du gardien, ce qui permet de suivre les randonneurs. En fonction du parcours prévu, le gardien va communiquer avec ceux des refuges suivants et précédents pour s’assurer que tout le monde est arrivé à bon port. Il informera également l’utilisateur des règles propres au gîte.
  3. Dans de nombreux refuges, les chaussures et les sacs sont stockés dans une pièce consacrée. Cela pour plusieurs raisons :

– la propreté de l’espace commun (n’oublions pas que le gardien est souvent seul à nettoyer le chalet).

– éviter que des nuisibles – comme les puces de lit dont nous avons déjà parlé dans un article consacré au chemin de Compostelle – ne soient introduits dans les chambres.

  1. Les horaires doivent être respectés : dîner, petit déjeuner, commande de pique-nique la veille pour le lendemain, ménage…
  2. Les nouveaux « montagnards » doivent respecter les anciens et vice-versa. Ces derniers peuvent être des alpinistes, trekkeurs ou trailers qui souhaitent dormir tôt pour se lever aux aurores le lendemain. Le silence est donc de mise dès l’extinction des feux. De même les matinaux doivent respecter les lève-tard.
  3. L’utilisation des toilettes est également un sujet très important. L’élimination des eaux usées (quand le refuge a de l’eau) est le principal problème des gîtes qui doivent préserver au maximum l’environnement de haute montagne. De plus en plus de refuges utilisent d’ailleurs des toilettes sèches pour limiter l’utilisation d’eau, denrée indispensable.la cabane de toilette seche

Enfin les déchets sont souvent évacués par hélicoptère, ce qui implique un coût très important.

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7. Mais le moment le plus important évidemment est la rencontre avec les autres autour d’un plat chaud, fort moment de convivialité et d’expériences partagées entre les anciens, les nouveaux, les accros ou les novices. Le monde de la montagne s’agrandi chaque année !

DES PRODUITS ADAPTÉS

Caractère Paris et Caractère Swiss fournissent des draps à usage unique ou multitple depuis des années les refuges et cabanes en France et en Suisse.

Nos produits sont très appréciés car ils sont économiques, légers et peu encombrants.
Ils répondent aux exigences d’hygiène, protégeant la literie contre l’installation de nuisibles.

Les gardiens de refuge, toujours ingénieux, nous font régulièrement part de leur expérience et de leur satisfaction. Ainsi, ils les réutilisent parfois comme protection contre les premiers gels ou comme feutre géotextile.

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Vous trouverez entre autres :

En cas de besoin particulier, n’hésitez pas à nous contacter pour trouver ensemble des solutions : nous pouvons développer le produit qu’il vous faut !

 

 

 

La montagne fait de nouveaux adeptes tous les jours. Plus de 2 millions de personnes ont visités les massifs français en 2016 et 1 Suisse sur 10 fait partie du Club Alpin Suisse. Les gardiens ne sont pas seulement des hôtes pour des touristes en randonnées. Ils sont les protecteurs d’une tradition et d’un environnement que notre civilisation essaye de retrouver.

 

 

Et vous, que prenez-vous dans les hôtels? Est-ce voler que de prendre les peignoirs des hôtels?

Certaines personnes aiment emporter beaucoup de « souvenirs » de leur hôtel quand d’autres y oublient leurs affaires.

Un piano à queue, diverses montres anciennes, un cochon en pierre, une cheminée en marbre lourd, ou même un homard vivant : voilà quelques objets incroyables qu’on a vu disparaître d’hôtels comme par enchantement !

Et que penser de ce que les hôteliers y ont trouvé après le départ de leurs hôtes ? Une chèvre morte, un hamster apeuré, une urne funéraire, différentes prothèses, des perruques de toutes couleurs, un perroquet, des perruches, des prothèses de jambes, un œil de verre, des pyjamas, des sous-vêtements féminins et masculins… Une fois, même, un kit de bondage incluant un fouet a été laissé dans un hôtel de Londres par un invité qui aimait la discipline anglaise !

De quoi créer un musée de la bizarrerie !

La plupart du temps, les gens ramènent à la maison un souvenir sans importance avec eux : La panoplie complète des produits d’accueil en est l’exemple le plus courant.

bonnet de douche

Qui n’a jamais mis dans sa valise : une bouteille de shampooing, un kit de couture, un peigne, une brosse à dents, des boîtes d’allumettes, un crayon, un stylo ou un de ces bonnets de bain indescriptibles qu’ils n’utiliseront jamais ?

Ou encore un beau cendrier que vous aviez déjà à la maison ?

Mais vous ne vous sentez pas coupable, jugeant votre kleptomanie modérée.

D’ailleurs, les hôteliers offrent ces produits d’accueil pour que les clients en profitent gratuitement… mais pas tous : non, le sèche-cheveux n’est pas un produit d’accueil, et le peignoir non plus.

Parmi le florilège des objets dérobés, on trouve divers gadgets électroniques et piles des télécommandes, et dans certains hôtels, les plats et les sets de coutellerie complets, portant des monogrammes brillant aux yeux de tous, sont considérés comme des «objets de collection».

Je connais un chirurgien spécialiste qui, en plus d’être agile en salle d’opération, est un artiste pour jongler avec les tasses et les chopes. Sa déjà vaste collection provient d’hôtels, de bars et de restaurants des 5 continents.

Même l’adorable et sinueuse Katy Perry reconnaît avoir commis ce genre de méfaits : « Je prends les oreillers. Je suis comme La princesse au petit pois, j’adore dormir sur du moelleux » a-t-elle déclaré à une occasion.

Nos Arsène Lupin en herbe dévoilent parfois des trésors d’imagination pour voler les vôtres, passant par le remplissage de bouteilles du minibar avec de l’eau ou du thé, échangeant la vieille couette rabougrie de leur maison contre celle toute neuve mise à leur disposition – changeant juste la housse et attestant qu’ils n’ont touché à rien -, s’armant de leur tournevis pour démonter poignées de porte, porte-serviettes, sèche-cheveux, supports de rouleau de papier toilette, lampes, ampoules, chaînes stéréo et autres téléviseurs !

Les tables de chevet s’envolent également avec leur bible de Gédéon, dans lesquelles on peut lire « Tu ne voleras point » (Exode 20:3-17).

Les espaces communs ne sont pas épargnés non plus : selon le quotidien britannique, « The Daily Telegraph », un hôtel de Londres a dépensé une fortune dans ses décorations et motifs floraux, « empruntés » et transformés en cadeaux d’anniversaire ou de fortune par des maris décomplexés.

Alors, où se situe la limite entre le souvenir et le vol ?

La serviette, cet obscur objet du désir (bien que presque toujours blanches), marque la frontière entre le tolérable et le larcin.

Des centaines de milliers d’articles disparaissent chaque année, dans les hôtels à travers le monde, représentant un coût énorme pour les grandes chaînes, et plus encore au vu de la flambée des prix du linge de maison.

Mais les hôteliers aussi font preuve d’imagination quant à la lutte contre ces disparitions !

Quelle surprise pour le client indélicat se présentant à la réception pour son départ, quand on lui annonce la liste de ses consommations au minibar… électronique, celui-ci, qui aura enregistré les mouvements de stock pour les rajouter automatiquement à la facture. Ou pour d’autres, en passant les portes de l’hôtel et en entendant l’alarme stridente d’un supermarché se déclencher, ayant détecté de micro-puces placées dans les serviettes, les draps et les peignoirs. Pour le coup, ils se sont retrouvés dans de beaux draps lorsque le personnel de l’hôtel leur a demander d’ouvrir leurs valises au vu de tous !

Dans un hôtel de Tokyo on peut lire : « Chers hôtes, nous vous remercions de ne pas voler les serviettes. Si ce n’est pas votre habitude, merci de ne pas tenir compte de cette note. »

D’autres affichent subtilement : « Si vous aimez nos peignoirs, vous pouvez en acheter un neuf à la réception pour 50 euros. Si vous préférez prendre celui que vous avez utilisé, nous le chargerons sur votre compte. »

Certains vont jusqu’à broder leur serviette d’un cinglant « volé à la courtoisie de l’hôtel X » et imprimer le même message sur leurs cendriers.

Mais des hôtels ont jeté l’éponge… la serviette éponge… face à l’ampleur des vols : la chaîne américaine Holiday Inn a ainsi déclaré la journée de l’amnistie des serviettes, en 2008, devant le demi million d’exemplaires volés annuellement !

D’autres enfin ont choisi la diplomatie, créant un catalogue de leur mobilier et autre linge de maison à l’attention des clients désirant les leur acheter. On peut ainsi s’offrir, moyennant rémunération, les plus belles pièces et accessoires d’un Ritz-Carlton, d’un Waldorf Astoria ou d’un Westin…

Et vous, que prenez-vous dans les hôtels?

Un autre exemple de vol dans les palaces les serviettes de courtoisie