Evacuation des campements de fortunes : quelles prises en charge ?

Déplacement massif de population

1483081131Les médias nationaux ont relayé les chiffres clés du ministre de l’Intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve. Le nombre de migrants déplacés : 2318 le premier jour, puis 4014 au soir du mardi 25 octobre, le décompte des bus et les villes dans lesquelles les 450 Centres d’accueil et d’orientation (CAO) français sont répartis ont fait les grands titres. Ils ont peuplé les communiqués de presse ministériels. Mais on ne trouve pas trace des modalités de déplacement, ni de la logistique déployée.

Pourtant, le défi logistique et administratif subsiste à Calais et dans les différentes villes de France. Calais voit chaque jour, un ou deux migrants venir aux dortoirs du centre d’accueil provisoire (CAP), comme l’indique son directeur Stéphane Duval.

l_couette2Pendant les évacuations, on pouvait lire que des associations telles que La Sauvegarde et Solincité devaient accueillir des femmes et des hommes après plusieurs heures de bus. Dans ce cas, le recours à des couvertures, des sacs de couchage d’urgence ou à du linge jetable est sans doute nécessaire. Les industriels comme Caractère fabriquent ces produits et les dédient au secteur social.

Conditionnés pour réagir aux situations les plus extrêmes, ils répondent aux normes d’hygiène et de sécurité en vigueur. Grâce à leur durée de vie (plusieurs jours à plusieurs semaines en fonction des gammes) ils sont tout à fait adaptés aux circonstances de déplacement massif. Intégré à un lot de bienvenue ou kit d’accueil, ils démontrent la volonté des structures étatiques de réserver le meilleur accueil à celles et ceux qui ont fui leur pays et qui envisagent de se lancer dans des démarches administratives auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Outre la dimension psychosociale avec le confort pour l’utilisateur, deux autres dimensions sont à considérer.

Une logistique simplifiée

Mais au-delà du défi médiatique et politique des différentes problématiques (accueil d’urgence, procédures de régularisation, hébergement des demandeurs d’asile) le défi est avant tout logistique. Au départ du camp, en organisant les flux de réfugiés, mais aussi et surtout à l’arrivée dans les CAO, la logistique contribue pleinement à assurer un accueil digne. Une solution pour pallier les difficultés d’accueil tardif et le manque de matériel dans les structures d’hébergement, consiste à prévoir tout le linge de lit et de toilette au départ d’un camp informel, comme celui de Calais. C’est d’autant plus vrai pour les structures nouvellement construites. Ainsi, chaque personne est traitée équitablement en disposant de linge neuf :

En arrivant au CAO, même à une heure tardive, elle peut immédiatement s’installer et prendre une douche avant de profiter d’un repos salutaire.

La garantie d’une hygiène irréprochable

L’autre avantage de l’utilisation de linge jetable est la question de l’hygiène. Les conditions de vie dans les camps, et notamment à Calais peuvent être déplorables, notamment du point de vue de l’hygiène. « 2 mois après, l’utilisation intensive des toilettes a mis à mal nos infrastructures, déclarait un responsable de l’organisation Solidarités International, le camp compte pas moins de 3 000 personnes, il est donc difficile de maintenir des infrastructures en bon état vu la fréquence d’utilisation et le manque de maintenance d’infrastructures communautaires ». Il est donc primordial que les réfugiés puissent utiliser du linge neuf et propre. Si leurs vêtements peuvent être aisément nettoyés, il n’en est pas de même pour le linge de lit et de toilette. L’utilisation du linge jetable est la garantie d’une hygiène irréprochable sans la complexité des circuits de blanchisserie.

Les produits Caractère qui peuvent vous intéresser :

Le Secours catholique dresse un bilan social sombre !

Selon l’article paru dans zurbains.com ( http://www.zurbains.com/secours-catholique-dresse-bilan-sociale-sombre_679F588A3C79BA.html )

Le Secours catholique dresse un bilan social sombre ! La pauvreté et la précarité sont en hausse depuis 2008…

Les organismes caritatifs sont au coeur de la lutte contre la pauvreté. Leurs observations croisent, hélas, les statistiques officielles.

94% des personnes accueillies par le Secours catholique se situent en dessous du seuil de pauvreté (908 euros par mois), avec un revenu moyen de 538 euros.

Le Secours catholique vient de publier son enquête annuelle.

En 2008, le nombre de « situations de pauvreté » – personnes ou familles en difficulté – rencontrées par l’association a augmenté de 2,3%, pour s’établir à 633 000. Au total, 1 450 000 individus ont été accueillis au cours de l’année dernière par les 63 800 bénévoles de l’association.

« Certes, on aurait pu s’attendre à pire vu l’ampleur de la crise, mais ce qui est très inquiétant, c’est que la tendance survient après deux années de baisse consécutives », remarque François Soulage, président du Secours catholique. Entre 2005 et 2007, le nombre de personnes ayant fait appel à l’association avait diminué de 8,7%.

Cette année encore, les personnes âgées – 12% des demandeurs – sont très représentées, tout comme les personnes vivant seules : on dénombre notamment 28,7% de parents isolés, soit une hausse de 4 points depuis 1999.

Mais la crise amène de nouveaux publics à solliciter de l’aide. En premier lieu, les jeunes de moins de 20 ans représentent 42,5% des demandeurs auprès du Secours catholique. Un taux, certes, stable depuis dix ans, mais qui reste particulièrement élevé.

« L’impact de la crise sur l’emploi, qui s’est vu avant tout en 2009, va encore accroître leur représentation : nombre d’entre eux étaient en CDD ou en intérim et se retrouvent aujourd’hui sans la moindre activité », prédit François Soulage. Plus globalement, l’association a vu de plus en plus de salariés précaires venir gonfler le rang des demandeurs.

« Nombre d’employés en poste viennent chez nous pour trouver un moyen de boucler leurs fins de mois », souligne François Soulage. Chômage partiel, baisse des missions d’intérim, gel de salaires…

La crise a engendré une baisse de revenus des populations les plus fragiles, alors même que celles-ci doivent faire face à des dépenses à la hausse. « D’un côté, l’alimentaire, l’énergie et le logement, les trois postes majeurs pour les familles en difficulté, ont tous augmenté cette année.

De l’autre côté, on annonce de nouveaux déremboursements de médicaments, ou une hausse du forfait hospitalier qui vont peser sur les familles en difficulté », s’inquiète François Soulage. Lire aussi Plus de 8 millions de personnes pauvres en France. Lire aussi 22% des spécialistes médicaux refusent les pauvres !

M.Rigano

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