Il y a 150 ans : Saint Moritz ou la genèse du tourisme d’hiver.

Précoce cette année, la neige a déjà recouvert d’un épais manteau blanc tous les massifs alpins, gage d’une saison exceptionnelle de ski. L’occasion pour nous de vous proposer un voyage dans le temps afin de découvrir comment ces montagnes se sont imposées au cœur du tourisme d’hiver moderne.

Souvenez-vous notre article sur la montagne d’avant : il y était alors question de thermes, de grands espaces et de sites exceptionnels comme Chamonix..Mais à l’époque, pas de ski !

Alors, comment sont nés les sports d’hiver modernes ? et où ?

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Tout a commencé en Haute Engadine, dans le canton des Grisons, en Suisse. C’est une des régions les plus hautes et les plus froides de Suisse. Le climat hivernal y est rigoureux mais la région, composée de lacs et de villages pittoresques classés au patrimoine de l’UNESCO, vaut le détour. L’été, lui, y est très agréable et la présence de sources en fait une destination thermale réputée.M32688-23 001

Les riches anglais de l’époque (1855) fréquentent les pensions et les hôtels de luxe y fleurissent bientôt. Ces touristes fortunés visitent à la faveur de l’été la station de Saint Moritz les Bains qui est l’un des plus hauts villages habités d’Europe, perché à 1856 m d’altitude. Ils viennent y chercher l’air pur et sain dont ils manquent cruellement à Londres. Comme nous l’avions vu, ce sont déjà eux qui furent à l’origine du développement du tourisme montagnard, à Chamonix à la même époque.

En 1864, un hôtelier de Saint Moritz audacieux décide de proposer à ses clients de l’été de venir découvrir son village en plein hiver, leur promettant un séjour inoubliable dans un paysage grandiose. C’est Johannes Badrutt, propriétaire du légendaire Hotel Kulm.

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A la faveur d’un système routier avancé développé par la Suisse et son service de poste, alors responsable des transports publics, il peut assurer à ces premiers touristes un accès facilité jusqu’à son hôtel. En comparaison, il faudra attendre encore 40 ans pour pouvoir se rendre aisément à Chamonix.

La poste Suisse

Sûr de lui, le propriétaire garantit à ses hôtes de les rembourser intégralement si leur séjour ne les satisfaisait pas pleinement. Une promesse qui se transforme en succès, puisque nombre de ces visiteurs anglo-saxons, venus pour Noël, resteront jusqu’à Pâques ! Ils repartiront alors sur leur île, bronzés et reposés, car dans ces montagnes et à cette altitude, le soleil est presque toujours au rendez-vous, quand il se fait rare à Londres.

Ravis de cette première expérience, ils reviendront tous les ans et les activités d’hiver vont commencer à se développer.

L’offre de loisirs initiale, de nature et de grands espaces, s’enrichit bientôt de sports, activités toutes britanniques : le patin à glace et ses dérivés que sont le hockey et le patinage artistique, le bobsleigh, la luge ou encore les courses de chevaux sur les lacs gelés, pratique particulièrement réputée à Saint Moritz.

Saint Moritz courses de chevaux

Viendra ensuite le ski dit alpin qui sera l’ACTIVITE qui propulsera les stations d’hiver. Mais ceci est une autre histoire, alors… à bientôt pour un nouvel épisode !

Au service des hôteliers et spas suisses depuis 1993, Caractère Swiss propose des articles adaptés à leur clientèle. Vous trouverez ainsi des maillots de bain de dépannage, des peignoirs, chaussons et serviettes jetables et bien d’autres produits à usage unique pour répondre à tous vos besoins.

Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à nous contacter, nous aurons plaisir à vous répondre. Allemand, français ou italien, nos équipes spécialisées vous renseigneront dans votre langue, et également en anglais ou en espagnol.

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Ski au pied – familles et Paquebots des neiges

Nous avons vu dans des articles précédents la création de la Savoie comme destination touristique avant même son rattachement à la France (1860). Chamonix, d’abord, grâce à l’alpinisme et à sa Mer de Glace. Ville de villégiature et réservée à une clientèle aisée, souvent curiste, prolongeant ses vacances. Par la suite, Courchevel a vu naître le ski alpin avec une station dédiée à cette discipline.

Ces stations sont nées de la volonté d’entrepreneurs, souvent des hôteliers, et quelques amoureux des sports de montagne.

L’après-guerre voit émerger un tourisme de masse européen que les gouvernants français souhaitent capter. Après les côtes atlantiques et méditerranéennes, c’est à présent au tour des montagnes de se développer, avec le fameux PLAN NEIGE (1964-1973).

L’idée première est de construire plus haut dans les alpages inhabités et donc, au lieu de partir de villages déjà existants, de créer depuis une feuille blanche.

La seule raison d’être de ces villes nouvelles, c’est LE SKI ALPIN. Un sport populaire qui doit réunir toute la famille et s’adresser aux classes moyennes.

Les stations de troisième génération vont alors voir le jour. La première d’entre elles est La Plagne.

Sa conception est simple et sera dupliquée sur des stations telles que :

 

La Plagne est créée par l’architecte Michel Bezançon, sous la direction de Robert Legoux, et est une sorte de paquebot des neiges.

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Paquebot des Neiges à La Plagne

Dans un ensemble compact on peut, comme en mer, faire une croisière de huit à quinze jours, en trouvant rassemblés : résidence, centre commercial, équipements collectifs, hôtels et restaurants, le tout relié par des coursives et des ponts promenades : C’est la station intégrée.

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Club Med de La Plagne en face de la Grenouillère

En face du paquebot des neige se trouve ce que l’on appelle la « grenouillère ». C’est le replat bien situé, facilement enneigé grâce à une bonne altitude, et idéalement ensoleillé grâce à son orientation vers le sud. Le nœud névralgique vers lequel vont converger les principales grandes pistes du domaine skiable environnant et d’où partent les principales remontées mécaniques. On trouvera également à proximité immédiate les petites pentes et terrains faciles équipés de télébabys permettant le ski des débutants et tout-petits.

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Comme à la plage, c’est vers cette grenouillère que tous les skieurs se dirigent et se retrouvent, c’est là que l’Ecole du Ski Français organise ses rassemblements et, là aussi, qu’on rencontre les non-skieurs venus admirer les exploits de leurs enfants ou amis plus sportifs.

La grenouillère devient la place du village diurne et sportive. C’est le fameux Départ SKI AU PIED.

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UCPA la Plagne

Au nord se trouve la route d’accès qui s’élargit en parc de stationnement.

Ici, pas d’hôtels ni de petites résidences, comme dans les stations de première et deuxième générations, mais des appartements placés dans de grands immeubles. Le but architectural est de limiter l’espace au sol et le but économique est de réduire le coût de construction tout en augmentant le nombre de clients par m².

L’après ski est facilité par la proximité des immeubles, et la grenouillère laisse alors sa place à des couloirs et places couvertes où se trouvent les commerces restaurants et bars. Les touristes, ayant délaissé leur voiture, restée au garage pendant tout leur séjour, peuvent s’y rendre aisément.

150.000 lits vont être créés et de nombreux immeubles construits, quand les pouvoirs publics avaient projeté le chiffre astronomique de 350.000 lits.

Le déséquilibre entre l’investissement nécessaire au fonctionnement des remontées mécaniques et le peu de rentabilité de ces activités, la crise économique, et surtout l’opposition des populations locales qui ont été expropriées de leurs alpages pour hériter de ces paysages bétonnés vont mettre fin à ce double plan quinquennal.

Malgré les critiques, ces stations restent le cœur du tourisme de la Savoie et de la vallée de la Tarentaise, qui reçoivent la plus grande partie des touristes.

Il faudra attendre la moitié des années 80 pour voir apparaître de nouvelles stations, plus à taille humaine, mais qui ne pourront pas rivaliser avec l’attractivité de ces stations. Et du pari encore gagnant: Neige + Ski au pied + Prix attractif.

 

Courchevel l’origine du ski français

Nous avons vu dans un article précédent la naissance ancienne du tourisme Savoyard (1774).

Il s’est développé d’abord grâce aux thermes et aux sources d’eau et par la suite à la découverte de merveilles telles que la mer de glace du Mont Blanc et par les joies de la découverte du grand air.

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Avant la deuxième guerre mondiale (1939) de nouvelles activités d’hiver se sont développées grâce à l’avancé du train et de la voiture. La principale activité est le ski de piste.

Mais il ne suffit pas de neige et de pente pour pouvoir dévaler. Il faut  également remonter ces vallées.

La remonté des pentes va d’abord se développer grâce aux téléphériques et aux trains de montagne à partir de village comme Chamonix et Megève (1921).

Des systèmes de remontées mécaniques sont alors créés et les premières vraies stations de sport d’hiver ouvrent dans les anciennes stations d’été.

Des villages de « basse altitude » (900 à 1.200 m) participent à ce développement pionnier:

Le revard
Morzine
Valloire
Val d’Isère
Pralognon-la-vanoise
Saint Bon
Peisey-Nachoix
Bozel
Enfin Méribel (juste avant la deuxième guerre mondiale).

Ces stations seront nommées plus tard stations de première génération.
Traditionnellement d’été (centres de cures thermales, et villages de villégiature) elles sont devenues des stations de sports d’hiver en laissant leurs hôtels ouvrir l’hiver et en ajoutant des pistes couplées à des remontées mécaniques.

Leur problème est l’enneigement qui peut manquer en hiver du fait de la faible altitude de ces villages (900 à 1200 m).

L’après-guerre voit l’émergence de stations de seconde génération. Et avant tout celle de Courchevel.

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Déjà connue avant-guerre cette station n’a à vrai dire aucune existence physique.
Voilà comment  le Ski-touring (organe du Groupe des skieurs du Touring-club de France) décrit Courchevel sur Saint-Bon en 1937 :

Courchevel-sur-Saint-Bon. Courchevel ? Une cabane en bois et, un peu plus haut, une vieille petite masure servant à abriter les animaux malades. M. Schitz, un Parisien qui fut un des pionniers du ski en France acheta la cabane et, il y a quatre ans, M. Gassier, autre skieur parisien vint l’y rejoindre. Enthousiastes, ils ne révélèrent pas leur mystérieuse retraite mais M. Boccard en conclut que si deux Parisiens tenaient autant à ce coin d’autres seraient vite tentés. Il ouvrit un petit hôtel qui abrita l’an dernier le groupe d’étudiants du T.C.F. Sous l’afflux de demandes un ingénieur E.C.P., Labussière, quitta la Société où il avait un bel avenir pour faire construire deux amusants chalets qui furent pris d’assaut. Cette année deux hôteliers ont fait construire. Et voilà un centre où aucune route ne parvient qui abritera peut-être, à Noël, deux cents personnes ! Attrait du paysage magnifique et des belles excursions, voilà comment naît un centre. (source BNF Gallica).

En 1948 la Savoie démarra Courchevel et cela marque un tournant dans la conception d’une station puisqu’une direction d’ensemble fut donnée à l’opération.

Montrant à cette époque un sens précurseur du rôle qu’auront à jouer de plus en plus les collectivités locales dans l’aménagement du territoire, le Conseil Général de la Savoie décida de prendre en main la création de Courchevel, et de la diriger lui-même en régie sans le recours au système traditionnel de la concession.

Le département construisit et exploita les remontées mécaniques et en même temps créa un lotissement. Pour la première fois, le plan de ce lotissement ne se contenta pas d’assurer la seule circulation des voitures et piétons mais prenant en compte la spécificité d’une station de sports d’hiver, il essaya partiellement d’intégrer la circulation des skieurs, de façon que la majorité des résidences soit accessible à skis.

Un urbaniste, Laurent Chappis, fut choisi par le département et étudia le lotissement, non seulement en plan, mais aussi en volume et élévation, et contrôla tous les projets présentés par les acquéreurs, assurant ainsi une bonne homogénéité dans leur forme et aspect.

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Cette deuxième génération de stations nouvelles est caractérisée par l’étalement d’une suite parfois un peu décousue de petits immeubles bien individualisés, alignés le long d’un réseau routier étiré en serpentin sur plusieurs kilomètres. Une telle extension en longueur et dénivelé ne facilite pas la création d’un centre vivant et ramassé et elle oblige, pour de nombreux déplacements, à utiliser la voiture.

D’autres stations furent alors créées à cette époque sur ce plan :

Méribel (les Trois Vallées)
Chamrousse (Isère)
Les Deux Alpes

Le succès immédiat de ces stations va pousser les pouvoirs publics à développer de nouveaux types de stations (dites de 3ème génération) et le fameux Plan Neige. Nous verrons dans un autre article cette troisième génération de station.

 

 

Savoie et tourisme: une raison d’être

La Savoie Mont Blanc , nom donné pour représenter les deux Savoie (Savoie et Haute Savoie) est une des principales régions touristiques de France.

BlasonduchefrSavoieSelon l’Observatoire de la Savoie le tourisme mobilise, en 2016, 18% de l’emploi de la région et 19% de son PIB.

Ce sont 65,8 millions de nuitées en 2015 en Savoie Mont Blanc (juste derrière le Var avec 66,1 millions). Les deux départements se comparent à un seul car leurs populations y sont comparables.

Ce tourisme est majoritairement concentré dans la Vallée de la Tarentaise (19.736.700 nuitées et 30% du total), suivie du Pays du Mont Blanc (12.194.200 nuitées et 18% du total).

Elle attire de nombreux clients étrangers (31% des nuitées) et parmi eux de nombreux anglais (en hiver) et des néerlandais (en été). De nouveaux clients étrangers tels que les russes et les chinois sont également nombreux à découvrir cette magnifique région.

Mais comment s’est bâtie cette industrie de l’or blanc?

D’autres départements tels que l’Isère ou ceux des Pyrénées partaient pourtant avec des avantages plus importants : transports plus aisés, population locale plus nombreuse.

Pourtant cette région alpine, à l’origine dépeuplée et difficile d’accès, est devenue la première région du tourisme montagnard en France, et deuxième mondiale.

Des explications sur l’attrait touristique de la Savoie sont données par des chercheurs universitaires tels que Jean Miège (1912-2002).

Nous reproduisons ici une partie de ses écrits tirés de La vie touristique en Savoie. Dans : Revue de géographie alpine, tome 21, n°4, 1933. pp. 749-817.

Ce texte de 1933 donne une explication basée sur le désenclavement de la région et de son intérêt touristique pur.

[…]Au Moyen-Age, on se pressait vers les centres de pèlerinage et les lettrés s’intéressaient aux richesses artistiques.

La Savoie n’avait rien de tout cela ; Aussi ne faisait-on que la traverser pour aller visiter Rome et l’Italie.

 Un jour, on daigna s’intéresser aux eaux ; les médecins et les savants leur découvrirent des propriétés variées, une efficacité surprenante. On s’avisa d’utiliser à nouveau les eaux d’Aix, celles d’Evian, et ainsi s’ouvrit, modeste, l’ère touristique de la Savoie.

 Au XVIe et au XVIIe siècles, ce sont les eaux qui ont fait la réputation de la Savoie et ont été, aux yeux des contemporains son seul mérite.

 

 C’est donc l’attraction la plus ancienne, celle qui a exercé l’action la plus constante et peut-être la plus forte. L’étranger s’est arrêté longtemps à la lisière des Alpes, à Aix et à Evian.

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Et ce n’est qu’au début du XIXe qu’il s’est mis à fréquenter Saint-Gervais et Brides, plus tard encore Challes.

 

De nos jours (Ndr 1933), ces stations thermales forment un faisceau d’attractions des plus solides, d’autant qu’elles sont heureusement réparties à travers la Savoie :

à la porte des Alpes règnent Aix au Sud et Evian au Nord, Challes dans une cluse préalpine, Saint-Gervais au fond du sillon alpin et Brides dans le corridor de Tarentaise.

 

Ainsi des noyaux touristiques de première grandeur se sont trouvés semés un peu partout.

 Mais dès 1741, une deuxième attraction aussi puissante surgit : c’est l’ensemble, unique en Europe, des glaciers de Chamonix et des sommets du massif du Mont-Blanc.

 

Car le résultat de la « découverte » de cette rareté par les Anglais Windham et Pococke fut de provoquer un appel sans cesse croissant d’étrangers vers une des parties les plus reculées et les plus montagneuses de la Savoie.

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A vrai dire, tout d’abord on ne s’intéressa pas aux montagnes, mais aux « glacières de Chamonix », et, surtout après l’exploit de Balmat au fameux Mont-Blanc [Ndr, premier à l’avoir gravi en 1786].

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 A l’époque, cette attraction nouvelle joua un rôle de tout premier ordre : de suite, elle fît connaître la Savoie à tous les pays d’Europe, tandis que si les stations thermales étaient plus fréquentées, leur clientèle n’était pas encore cosmopolite.

Depuis, le Mont-Blanc n’a cessé d’être l’objet de la curiosité universelle et d’attirer des visiteurs de partout.

 aix les bainsLes lacs, eux, ont été appréciés depuis toujours, mais n’ont été l’objet d’une exploitation véritable qu’après 1830 et plus tard encore : au lieu de se contenter de les visiter, il fut de mode de venir villégiaturer sur leurs rives.

 

 

 

Dans ce domaine, la Savoie avait l’avantage, car chez elle sont les lacs les plus beaux et les plus grands de France. [Lac Leman, Lac D’Annecy, Lac du Bourget]

 

[…]

La cure d’air en montagne, pratiquée depuis longtemps en Suisse [Ndr voir notre article sur Saint Moritz], ne fut l’objet d’exploitation en Savoie que vers la fin du XIXe siècle.

 Cette attraction de l’altitude a été singulièrement renforcée au début du XXe siècle et surtout depuis une dizaine d’années [Ndr 1920] par la pratique des sports d’hiver. Pour les gens à la recherche des sensations inédites que procurent ces sports, la Savoie réservait de magnifiques champs de neige.
[…]
Toutes ces attractions qui se pressent dans un espace restreint se sont prêtées main-forte les unes aux autres.

La cure thermale s’est fait escorter d’une cure d’altitude, et les villes d’eaux ont fourni une partie de leur clientèle aux stations de montagne pour une post-cure.

Nombre d’étrangers inscrivent Aix, Evian, Annecy et Chamonix au programme de leur saison.

 

 1778 fut la première année où l’on put arriver en voiture à Chamonix.

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C’est alors que se multiplièrent les visiteurs, et la première auberge du Prieuré, l’Hôtel de Londres, créé par Mme Tairraz à la suite du voyage de Windham, se vit renforcer de deux autres.

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 L’affluence, de quelque 150 à 200 personnes dans les premières années, serait passée, en 1783, à plus de 1.500 personnes dans les trois auberges de Chamonix ; Soit une cadence de 30 personnes par jour pendant les deux grands mois d’été. Les Anglais sont en majorité, mais des Français, Suisses, Allemands et Polonais sont aussi inscrits.

 Mais la durée du trajet est long et malgré les quelques améliorations de la voirie et de la traction (voiture de 20 chevaux), il faut 10 heures depuis Genève pour arriver à Chamonix.

En 1870 une belle voie touristique est créée par les soins de Napoléon III : Chamonix entre en possession d’une grande artère à l’instar du Mont-Genis, doté depuis soixante ans, par les soins de Napoléon Ier, de sa grande route impériale.

 Après 1870, le trajet est fait en moins de 8 heures, y compris l’arrêt à Sallanches ou au Fayet pour déjeuner.

 Ainsi une route digne d’une circulation intense donne de l’air à la vallée, évite un transbordement fastidieux et facilite singulièrement l’approvisionnement des hôtels du Prieuré.

 Mais si la route permet un parcours plus aisé, voire même plus rapide, elle n’eut pas, semble-t-il, pour l’instant une grande influence sur la fréquentation de Chamonix.

En effet, de 1862 à 1865, le chiffre des visiteurs s’accroît de 3.000, tandis qu’en 1877, donc sept ans après l’ouverture de la route, le total des touristes n’est supérieur à celui de 1865 que de 1.000 à 1.200 unités.

 Un autre facteur de développement a donc dû jouer à une date antérieure.

 Il faut, en effet, attribuer alors le grand rôle dans l’accroissement de la vie touristique aux voies ferrées. L’installation des chemins de fer n’intéresse pas les seuls grands centres, mais la Savoie tout entière.

 Dès 1893, au 1er juin, la Tarentaise s’ouvre à la voie ferrée qui remplace les diligences jusqu’à Moûtiers. Deux ans plus tard, devant l’affluence des baigneurs, Brides et Salins sont dotés d’un outillage moderne : les grands hôtels, les établissements et, à Brides, le casino sont aménagés simultanément. Pralognan doit en ressentir du bien-être, puisque l’ère de la construction de ses hôtels date précisément de 1896. En 1913, la voie ferrée va faire lever quelques hôtels à Bourg-Saint-Maurice.

Au 3 juin 1901, Annecy est réuni à Albertville.

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La ligne du Fayet à Chamonix est inaugurée au 25 juillet 1901, et du coup, la station gagne plusieurs milliers de visiteurs.

 Un autre résultat est de débloquer Chamonix en hiver et de lui permettre dès lors d’exploiter ses hôtels pendant deux saisons en profitant de l’enthousiasme naissant pour les sports d’hiver.

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 De plus, la montagne elle-même a été dotée de voies touristiques pour exploiter les sites les plus célèbres : le chemin de fer du Salève est en fonction depuis 1882, celui du Revard est installé dix ans plus tard.

Au 9 août 1908 on inaugure le chemin de fer de Montenvers; la crémaillère du col de Voza, construite en 1909, pousse jusqu’à 2372 mètres en 1912. Depuis la [la première] guerre se sont  montés 3 téléphériques : celui de l’Aiguille du Midi, installé depuis 1927, monte à 2406 mètres ; le Brévent est exploité par le téléférique de Plan-Praz depuis 1928 ; enfin, en 1932, est entré en exercice le téléphérique du Salève.

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 Cependant les chemins de fer seuls sont loin de justifier le développement des stations d’altitude. Il faut envisager, en effet, le rôle de plus en plus considérable des transports automobiles.

 L’usage des bicyclettes et des automobiles est de plus en plus fréquent.

Vers 1900, les 3 hôtels de Megève servent de halte chaque jour pendant la belle saison à des groupes de 15 à 20 cyclistes pédalant vers Chamonix.

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 A partir des année 1920-1930, […] les stations de montagne profitent des nouveaux moyens de locomotion pour prendre leur essor, événement tout contemporain.

Si l’on se reporte, en effet, à une carte indiquant la distance des communes à la voie ferrée, on constate que les centres touristiques [des années 30] sont loin des lignes de chemin de fer : dans les Préalpes, Abondance est à 24 km de la gare d’Evian, Morzine à 23 km de la voie étroite de Taninges et à 37 km de Thonon ; en Genevois, Thônes à 20 km d’Annecy et La Clusaz à 32 km ; le Châtelard en Bauges est à 21 km de Saint-Pierre d’Albigny.

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Le Sillon alpin ne devient touristique que lorsqu’il est loin de la voie ferrée : La Giettaz est à 21 km d’Ugine, Flumet à 13 km ; Megève est à 12 km de Sallanches et Combloux à 7 km.

Dans les massifs centraux, Les Contamines sont à 13 km du Payet et Beaufort à 10 km d’Albertville.

Le cas de la zone intra-alpine est pire encore. C’est ici une règle : la vallée occupée par la voie ferrée est presque vide de centres touristiques : Pralognan, à 27 km de Moûtiers, ne tire aucun profit de l’autobus électrique remplaçant le tramway, qui s’arrête d’ailleurs au Villard-de-Bozel ; Nancroix est à 11 km de la gare de Landry; Val-d’Isère à 32 km de Bourg-Saint-Maurice.

Même phénomène en Maurienne : Valloire est à plus de 16 km de Saint-Michel de-Maurienne ; Bonneval-sur-Arc perche à 13 km de l’autobus de Lanslebourg et à 42 km de Modane ; Lanslebourg lui-même est à 23 km de Modane.

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La crise économique des années 1930, la seconde guerre mondiale et surtout l’émergence d’une classe moyenne vont profondément bouleverser ces vallées.

Elles ont reçu pendant des siècles l’élite internationale qui venait dans cette région en villégiature, souvent pour plusieurs semaines voire pour des mois. Les thermes, les lacs vont laisser la place aux sports d’hivers et principalement au ski alpin.

Ce développement sera l’objet d’une deuxième partie sur le tourisme en Savoie, avec les stations de deuxième génération et en tout premier lieu, celle de Courchevel. Nous parlerons également de la démocratisation du ski et des stations de type 3ème génération et du boum touristique de la Savoie insuflé par le Plan Neige.

 

 

Hôteliers, vous vous voyez comment, vous, en 2030 ?

Cette question a de quoi surprendre… mais on vous l’a peut-être posée au moins lors de votre entretien d’embauche. Et vos chambres, alors ? Comment seront-elles ?

AccorHotel Benelux a voyagé dans le temps, en nous immergeant dans une chambre type de chaque décade du siècle dernier… pour finir par nous offrir sa vision de la chambre de 2030.

Patrick Kooiman, rédacteur dans le magazine d’architecture d’intérieur interiorator.com, nous invite à traverser le temps dans une chambre d’hôtel, jusqu’à découvrir ce qu’elle pourrait être dans une dizaine d’années.

Premier constat : il y a toujours un lit, des draps et de l’éclairage !

Le reste ? Il est apparu au fil des innovations et de l’évolution des modes de vie.

Petit décryptage :

Le lit

Nous restons sur notre faim avec un lit quasiment sans évolution hormis son look.

On aurait pourtant aimé voir les nombreuses améliorations qu’il a connues depuis 1900. Des détails cachés, dirons-nous :

  • le matelas avant tout : en mousse, à ressorts, en matériaux évolutifs à mémoire de forme, etc. L’histoire ne remonte pas assez loin pour pouvoir parler de paillasses !
  • le sommier aussi : de la simple planche aux lattes, en passant par les ressorts.
  • les alèses, d’abord plastifiées et bruyantes, remplacées par des non-tissés respirants et jetables garantissant une hygiène parfaite.
  • les sous-taies qui ont connu la même évolution,
  • les sur-matelas, utilisés en premier dans les hôtels haut de gamme, puis dont l’utilisation s’est démocratisée jusque dans les IBIS.

Mais certains détails qui auraient pu être visibles également, comme les matelas inclinables par exemple.

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Il semble qu’il reste encore beaucoup à faire pour améliorer l’expérience client dans LE meuble qui reste le plus important d’une chambre d’hôtel.

Les draps

En ce qui concerne les draps de nombreuses innovations dans les tissus nous permettront d’obtenir des tonnes d’informations sur notre état de santé, d’améliorer notre sommeil.

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On pourrait faire les lits plus rapidement, pour ne plus avoir, par exemple, de problèmes de draps froissés ou de tâches sur les protège-matelas.

Caractère Paris travaille de façon continue à améliorer les tissus avec des innovations telles que les draps et les taies d’oreillers en Vylex.

L’éclairage

Les lampes à pétrole, autrefois parfois difficiles à garder allumées, ont été remplacées par les ampoules et autres LEDs, couplées de systèmes de contrôle dernier cri. On peut ainsi les allumer d’un simple claquement de main ou depuis son téléphone portable, et même en faire varier l’intensité à volonté.

Un certain Belmondo avait déjà imaginé ce système dans les années 70, d’ailleurs.

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Le téléphone et la télévision

Le téléphone, déjà présent dans la première chambre, et la télévision, qui n’y entre qu’en 1950, vont connaître de nombreuses transformations. Omniprésents de nos jours, ils disparaissent dans la chambre du futur pour n’être plus qu’un seul et même dispositif : un écran interactif couvrant l’ensemble des murs. Les images remplacent les miroirs et la réalité augmentée vous permet d’accéder à une multitude de services !

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Et la machine à café ? Si vous la trouvez dites-le nous, elle a disparu en 2030.

Le premier service à café apparaît sur la table de 1950 et connaît une évolution jusqu’à nos jours.

 

On a cherché, mais à part un robinet à côté de deux tasses, on n’a rien vu… Comment Patrick Kooiman a-t-il imaginé la chose ? Mystère. Si vous avez une explication, nous sommes preneurs !

Cette vision d’architecte est belle et intéressante mais comment va évoluer l’hôtel et son personnel ?

Vous qui y travaillez, dites-nous comment vous voyez votre rôle dans l’hôtel de demain. Laissez-nous vos commentaires, nous en sommes friands.

Refuge de montagne : La quête du Paradis Perdu…un royaume bien gardé.

coucher de soleil sur la montage

LA RANDONNEE EN MONTAGNE

La randonnée en montagne est une activité de plus en plus pratiquée : chaque année, le nombre de licenciés de la FFRandonnée progresse de 2,5%, atteignant à ce jour 242.500 inscrits. Celle-ci fête d’ailleurs cette année 2017 les 70 ans du GR (Sentier de Grande Randonnée), avec 141.200 kilomètres de sentiers répertoriés dans sa base de données.

Bien sûr, tous ces chemins ne sont pas en montagne : Le GR 1, par exemple, fait le tour de Paris.

Mais très vite le randonneur ajoute de la difficulté à sa marche et veut découvrir les paysages les plus extraordinaires et inaccessibles, le plus souvent en montagne, comme :
– Le GR 7 du Ballon d’Alsace à Andorre.
– Le GR 9 de Saint Amour (Jura) à Port Grimaud (Var)
– Le GR10 la Grande Traversée des Pyrénées
– Le mythique GR20 (Corse)
– et beaucoup d’autres !

On retrouve sur ces GR de nombreux citadins. La génération Les Bronzés Font Du Ski a transformé leur fameux « planté de bâton » en une technique du bâton de marche nordique.

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Le tourisme de montagne – traditionnellement d’hiver – s’est, lui aussi, converti à ce nouveau type de vacances : la montagne d’été.

De ce fait le refuge (au début simple cabane de berger) est maintenant un hôtel à part entière même s’il comporte des particularités qui lui sont propres : Car dans un refuge, le roi n’est pas le « patron » (qui n’est qu’un gardien) ni le « client » (qui n’est qu’un usager), mais l’Espace Naturel.

La plupart des refuges français de montagnes sont gérés par la Fédération Française des Clubs de Haute Montagne (FFCAM). Cette fédération gère 127 refuges et chalets dans tous les massifs français (Alpes, Pyrénées, Massif Central, Vosges, Jura etc.…)  Ainsi qu’au Maroc. Ce qui représente 6.495 lits et 280.000 nuitées (chiffre de 2017).

Oui, vous avez bien lu : 280.000 nuitées par an !

Quant au Club Alpin Suisse (CAS) il gère 152 cabanes (soit plus qu’en France) et comporte 150.000 membres (chiffre de 2016).

Georges Elzière, président de la FFCAM, déclare dans le Guide des Refuges et Chalets de Montagne que la fédération s’investit à ouvrir et à reconstruire des refuges destinés à « des publics nouveaux pour leur permettre de découvrir la montagne ».

Ces gîtes, plus grands et plus confortables qu’auparavant, apportent des services nouveaux.

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On est bien loin de l’époque des Bronzés découvrant un refuge de Haute de Montagne, qui n’est désormais plus qu’une image d’Epinal.

Les refuges, chalets ont en effet bien évolué depuis : chaque année la FFCAM investit 5 millions d’Euros dans des développements importants. Elle a déjà dépensé plus de 25 millions en améliorations depuis l’an 2000, début de la transformation des refuges. Les pouvoirs publics (Etat, collectivité territoriale, l’Europe, les Chèques Vacances) financent également une grande partie de ces infrastructures. Cela marque bien la volonté publique d’ouvrir à un plus grand nombre ces structures. Moins sportif, plus familial…

Le refuge du Gouter

Le refuge du Goûter

Le financement des cabanes par contre est plus problématique en Suisse d’après le Club Alpin Suisse.

LES GARDIENS DE REFUGE

Les refuges de montagne actuels cachent souvent deux facettes : comportant un service hôtelier l’été, alors gérés par des gardiens de refuge (ou de cabane, en Suisse), et retrouvant leur simple rôle de refuge, au sens premier du terme, l’hiver.

Leurs gardiens, la plupart du temps saisonniers (peu de refuges ont un gardien toute l’année), sont sous contrat d’intérêt commun avec la FFCAM. Ils sont les hommes (et femmes) clefs de ces « nids douillets ».

Une vraie vocation, quand on sait que leur activité est le plus souvent déficitaire : les frais de séjour ne leur sont effectivement reversés que pour partie, l’autre part participant aux frais de fonctionnement et de développement des lieux et de la fédération.

Eloigné des centres urbains – par définition – ils ont une vie familiale des plus difficile.

Seul l’amour de la montagne et du service à autrui les poussent à continuer : Pourtant la quasi intégralité (95%) s’accroche à cette vie, seuls environ 10 gardiens par an doivent être remplacés (une paille comparée au turn-over dans l’hôtellerie traditionnelle).

Cet isolement et ce type de vie ci particulier les ont poussés à se regrouper en syndicat en France (SNGRGE) et en association en Suisse (cabane-suisse.ch). Cette dernière les définie bien : « Un peuple bigarré, d’idéalistes et d’individualistes ».

Leur rôle est vaste :

  • Service hôtelier à proprement parler,
  • Plomberie,
  • Cuisine,
  • Menuiserie,
  • Électricité,
  • Difficile portage des marchandises,
  • et surtout accueil et conseil et expertise : car quand on parle de montagne et de météorologie, il est question d’expérience et de connaissance, sécurité oblige !

 

Aussi, ce sont de nos jours des professionnels certifiés par un diplôme qui sanctionne des études universitaires de 600 heures. Il y est entre autres questions de comptabilité et de marketing, mais aussi d’accueil, de restauration et surtout de connaissances du milieu montagnard (secours, météo, reliefs).

LES USAGERS

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De leur côté, les nouveaux pensionnaires, souvent citadins et peu expérimentés, doivent être éduqués aux règles de vie de ces lieux où l’abondance n’est plus une évidence.

 

 

 

  1. Ils doivent tout d’abord prévenir de leur arrivée et réserver leur chambre : le refuge a vocation à donner un toit mais ce n’est pas – ce n’est plus – une œuvre caritative.
  2. Le client doit également s’enregistrer auprès du gardien, ce qui permet de suivre les randonneurs. En fonction du parcours prévu, le gardien va communiquer avec ceux des refuges suivants et précédents pour s’assurer que tout le monde est arrivé à bon port. Il informera également l’utilisateur des règles propres au gîte.
  3. Dans de nombreux refuges, les chaussures et les sacs sont stockés dans une pièce consacrée. Cela pour plusieurs raisons :

– la propreté de l’espace commun (n’oublions pas que le gardien est souvent seul à nettoyer le chalet).

– éviter que des nuisibles – comme les puces de lit dont nous avons déjà parlé dans un article consacré au chemin de Compostelle – ne soient introduits dans les chambres.

  1. Les horaires doivent être respectés : dîner, petit déjeuner, commande de pique-nique la veille pour le lendemain, ménage…
  2. Les nouveaux « montagnards » doivent respecter les anciens et vice-versa. Ces derniers peuvent être des alpinistes, trekkeurs ou trailers qui souhaitent dormir tôt pour se lever aux aurores le lendemain. Le silence est donc de mise dès l’extinction des feux. De même les matinaux doivent respecter les lève-tard.
  3. L’utilisation des toilettes est également un sujet très important. L’élimination des eaux usées (quand le refuge a de l’eau) est le principal problème des gîtes qui doivent préserver au maximum l’environnement de haute montagne. De plus en plus de refuges utilisent d’ailleurs des toilettes sèches pour limiter l’utilisation d’eau, denrée indispensable.la cabane de toilette seche

Enfin les déchets sont souvent évacués par hélicoptère, ce qui implique un coût très important.

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7. Mais le moment le plus important évidemment est la rencontre avec les autres autour d’un plat chaud, fort moment de convivialité et d’expériences partagées entre les anciens, les nouveaux, les accros ou les novices. Le monde de la montagne s’agrandi chaque année !

DES PRODUITS ADAPTÉS

Caractère Paris et Caractère Swiss fournissent des draps à usage unique ou multitple depuis des années les refuges et cabanes en France et en Suisse.

Nos produits sont très appréciés car ils sont économiques, légers et peu encombrants.
Ils répondent aux exigences d’hygiène, protégeant la literie contre l’installation de nuisibles.

Les gardiens de refuge, toujours ingénieux, nous font régulièrement part de leur expérience et de leur satisfaction. Ainsi, ils les réutilisent parfois comme protection contre les premiers gels ou comme feutre géotextile.

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Vous trouverez entre autres :

En cas de besoin particulier, n’hésitez pas à nous contacter pour trouver ensemble des solutions : nous pouvons développer le produit qu’il vous faut !

 

 

 

La montagne fait de nouveaux adeptes tous les jours. Plus de 2 millions de personnes ont visités les massifs français en 2016 et 1 Suisse sur 10 fait partie du Club Alpin Suisse. Les gardiens ne sont pas seulement des hôtes pour des touristes en randonnées. Ils sont les protecteurs d’une tradition et d’un environnement que notre civilisation essaye de retrouver.

 

 

Expérience Client : Chausson d’hôtel, pantoufle, mûle, tong pour bord de piscine et spa… Chacun son usage, chacun son histoire

L’expérience client en hôtel est devenue l’arme anti AirBnB dans les hôtels du monde entier. Des services supplémentaires apparaissent comme l’offre de chaussons dans la chambre.

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En effet, chaque année, toujours plus d’hôtels proposent des chaussons dans les chambres. Cette tendance de fond est due à l’augmentation du nombre de touristes asiatiques.

Nous avons déjà vu à plusieurs reprises l’importance des chaussons pour les touristes japonais et chinois.

Leur nombre croissant en France ne fait qu’augmenter la tendance.

Aujourd’hui, nous aimerions faire la différence entre chaussons et pantoufles, mules, babouches et tongs et pourquoi autant de mots sont utilisés.

D’abord, le mot le plus générique que l’on peut rencontrer est le mot chausson.

Il existe des chaussons d’intérieur qui ont vocation à la décontraction (ceux qui nous intéressent) et des chaussons pour d’autres usages tels que la danse (chaussons de danse), le sport (appellation vieillie), l’escalade, l’escrime, etc.

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Le Littré date le mot chausson du 13e siècle, le CNRTL, lui, de la moitié du 12e. Tous deux le définissent comme un chaussant de tissus moelleux.

Dans les chaussons d’intérieur, il existe plusieurs modèles qui souvent correspondent à des formes différentes :

La Charentaise par exemple est un chausson dont le talon est fermé. Célèbre pour son tissu si particulier et son confort douillet.

Les mules, babouches ou même les pantoufles ont plutôt une ouverture à l’arrière sans attache pour permettre au pied de s’y introduire sans avoir à se chausser.

Le mot Pantoufle se retrouve dans de nombreuses langues modernes et son origine diffère selon les pays. Certains pensent qu’il vient du sud de l’Europe: Italie, sud de la France ou pays catalans avec à l’origine une construction identique au mot Moufle « man-oufle », ou bien une déformation de Panoufle (Laine de mouton mise dans les sabots pour améliorer leur confort).
Dans les langues nordiques (allemand, danois, hollandais), certains avancent que le mot Pantoufle a été créé en Italie venant des Goths et composé de Pan, Pannus (drap, étoffe) et tufola qui signifie léger.

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Mules reproduites pour le film Marie-Antoinette de Sophia Coppola

L’origine des mules est plus simple : elle vient du latin mulleus calceus . De couleur rouge, elles étaient portées par les plus hauts magistrats.
Par la suite, elle devint la chaussure d’intérieur des femmes… d’intérieur. Et cela dans tous les sens du terme, de Marie-Antoinette (qui possédait plus de 500 paires de mules) à la courtisane du 16e au 20e siècle.

La tong, elle, a un nom plutôt moderne (20e siècle). Deux théories se croisent : une d’elle indique qu’elle vient d’un entrepreneur Cambodgien Chip Tong, qui aurait créé dans son usine la première tong plastique dans les années 60. Une autre venant de l’anglais Australien (thong) qui veut dire lanière.

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Par Einsamer Schütze — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8672370

Par contre sa fabrication traditionnelle existe depuis des temps ancestraux. On retrouve sur la palette du roi Nermer (premier pharaon de la première dynastie égyptienne) des dessins d’une sandale à lanière centrale qui n’était utilisée que pour les cérémonies et qui mettait en avant ses pieds extraordinaires.

En résumé:

Le chausson qu’il soit mule, pantoufle, babouche ou tong existe depuis la nuit des temps. Les hommes ont toujours préféré porter des chaussures spéciales dans leurs intérieurs.

Dans toutes les civilisations, le chausson se porte pour se décontracter et se reposer, ce n’est pas nouveau.

Donc à l’heure de l’expérience client universelle, le chausson est un élément indispensable d’une chambre.

Les chaussons de chambre d’hôtel sont aujourd’hui plus des mules que des Charentaises. Ils sont confortables, mais ne doivent pas grever le budget de l’hôtelier.
Chez Caractère Paris, nous proposons une gamme de plus de 20 modèles différents qui couvre le marché de l’hôtellerie, allant de quelques dizaines de centimes à plusieurs Euros.

Du gîte au carrelage froid au Palace parisien dont le confort est la priorité jusqu’à la tong économique qui aide les clients à ne pas glisser sur les bords de piscine mouillés, tout est possible:

Vous pouvez trouver nos chaussons sur notre site web à partir de 10 paires: pour particulier ou chambre d’hôte. Les hôtels avec plus de chambres pourront choisir la personnalisation.
Enfin vous retrouverez toute notre gamme en stock immédiat en cliquant sur les photos ci-dessous:

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